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Villes - Agen

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Agen est connue pour ses pruneaux certes, mais Agen est aussi une ville au patrimoine extraordinairement riche qui fait oublier sa taille relativement modeste car son origine est ancienne et son histoire plutôt mouvementée...

Le site d'Agen fut vraisemblablement peuplé au moins dès le néolithique mais il est difficile d'en dater l'origine exacte. Les vestiges témoignent d'un peuplement d'origine Ibère aux VIIIe et VIIe siècles avant Jésus-Christ. Cependant, le site occupé à cette époque était différent de celui que nous connaissons actuellement : c'est le plateau de l'Ermitage. C'est d'ailleurs cette situation (sur un éperon rocheux) qui donnerait la clé de la toponymie de la cité.

Le site, bien que se trouvant à la confluence de la vallée de la Masse et de la Garonne, n'est pas un des endroits les plus stratégiques de la vallée. Il est donc difficile d'expliquer par la seule géographie la raison pour laquelle les Nitiobroges (peuple Celte arrivé vers 400 avant Jésus-Christ) ont choisi cet endroit pour en faire la capitale de leur royaume. Ils avaient édifié sur ce site une place forte d'environ 50 hectares, située à 100 mètres au-dessus du lit de la Garonne. On a trouvé des traces de cette occupation du sol au XIXe siècle et plus récemment, grâce au travail de l'équipe des archéologues de l'Agenais.

Le déplacement de la ville vers les terrasses de la Garonne est sans doute antérieur à l'occupation romaine. Il faut mettre en relation ce transfert avec la richesse des échanges commerciaux qui avaient lieu le long du fleuve ainsi que vers les Pyrénées et le Massif central. La découverte de la très riche tombe à char de Boé atteste de l’opulence des élites locales à la fin du premier siècle avant Jésus-Christ.

La situation géographique assez privilégiée (une colline qui surplombe la vallée de la Garonne, assez étroite à cet endroit) facilita une occupation du site très tôt par les peuplades celtes. Les Romains occupèrent la région au début de notre ère et rebaptisèrent l'endroit "Civitas Agenensium". Les écrits témoignent d'une grande vitalité de la ville avec la construction de nombreux monuments (forum, théâtre, temples,...) dont il ne reste malheureusement que quelques rares vestiges.

Comme dans toute l'Aquitaine, les siècles qui suivent sont assez mouvementés avec les différentes invasions barbares, entrecoupés par l'occupation "amicale" des Vascons descendus des Pyrénées (tribu d'où vient le nom de Gascogne). La situation se stabilisera au début du Xe siècle lorsque l'Agenais devient partie intégrante du duché d'Aquitaine. Mais cette relative quiétude ne durera par longtemps. Des guerres incessantes ravagent la contrée (guerre entre l'Angleterre et la France, mais aussi conflits entre seigneurs locaux) et Agen est souvent pillée, malgré ses remparts qui l'entourent maintenant.

C'est au XVe siècle que ces guerres s'achèvent et que la ville peut enfin se développer, profitant du commerce des produits issus de la riche campagne des alentours. La renommée d'Agen et de sa douceur de vie attire quelques grands noms (Nostradamus, Palissy,...) qui y viennent volontier en villégiature.

Cette période assez douce prendra fin avec les guerres de religion du XVIe siècle. C'est que Jeanne d'Albret, qui défendait et instaurait le protestantisme, séjournait dans la ville voisine de Nérac. Les conflits frappèrent ainsi lourdement Agen, plusieurs fois occupée et pillée par les deux parties jusqu'à la signature de l'Edit de Nantes.

Ce siècle noir fut suivi de périodes assez irrégulières, les années prolifiques alternant avec d'autres plus dures (guerre de la Fronde, pestes, inondations,...). Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu'une grande embellie se dessine. Les troubles n'ont pas atteint la réputation des produits de Gascogne, au grand bénéfice d'Agen qui profite à nouveau de leur commercialisation (dont évidemment le célèbre et délicieux pruneau, créé au village voisin de Layrac dès le XIIIe siècle)
.

Les XIXe et XXe siècles furent plus tranquilles. Le chemin de fer supplanta le bateau et Agen moins incontournable. Heureusement, la situation à mi-chemin entre Toulouse et Bordeaux la préserva de ce qui aurait pu être un déclin douloureux.
Et, plus récemment, le développement des établissements culturels (dont le fleuron est le superbe musée des Beaux-Arts) et touristiques assurent un certain dynamisme.

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Lieux et monuments à visiter :

Office du tourisme
  • Cathédrale Saint-Caprais
Édifiée au XIIe siècle sur l'emplacement d'une basilique épiscopale construite au VIe siècle, saccagée par les Normands en 853 puis restaurée, elle constituait initialement une collégiale.
Saccagée en décembre 1561, elle devint en 1791 un magasin à fourrage avant d'être rouverte en 1796 et de devenir la cathédrale officielle d'Agen, en lieu et place de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne, en ruines.
L'orgue principal fut offert par l'impératrice Eugénie en 1858.
La cathédrale présente plusieurs particularités architecturales : son abside romane est prolongée par un vaisseau gothique à une seule nef. Remplaçant un ancien campanile en bois, le clocher actuel fut édifié en 1835 à l'initiative de l'évêque Mgr de Levezou de Vezins et présente la particularité d'être composé des trois éléments stylistiques gothiques (gothique à lancettes, gothique rayonnant, gothique flamboyant) curieusement présentés dans leur ordre chronologique inverse.

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  • Musée des Beaux-Arts d'Agen
Fondé en 1876, le musée des Beaux-Arts d'Agen, situé au cœur historique de la ville, est logé dans quatre superbes hôtels particuliers de la Renaissance, ouverts sur de belles cours intérieures. Il est l’un des musées les plus riches du Sud-Ouest et présente, dans un agréable parcours évoquant l’intérieur d’un riche collectionneur, un ensemble de peintures et de sculptures, de meubles et de faïences européennes du Moyen Âge au XXe siècle.

 

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  • Église Notre-Dame des Jacobins
Également connue sous le nom de Notre-Dame d'Agen, cette église est le seul vestige de l'ancien couvent des Dominicains, appelés également Jacobins. Construite au XIIe siècle, elle se présente sous la forme d'un vaisseau rectangulaire divisé en deux nefs égales.
À la Révolution française, le couvent des Jacobins fut fermé et démoli tandis que l'église fut sauvegardée et transformée en écurie. Elle sera réaffectée au culte catholique en 1807.
L'église a été restaurée et sert désormais de salle d'exposition temporaire pour le Musée des Beaux Arts.

 

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  • Église Notre-Dame du Bourg
Église ogivale en brique dont la construction remonte au XIIe siècle, elle prend après 1339 le nom de Notre-Dame du Bourg et sert tout d'abord d'annexe à la cathédrale Saint-Étienne, avant d'être rattachée à l'église Notre-Dame des Jacobins. Elle fut entourée d'un cimetière, réservé aux grandes familles de la ville et supprimé en 1802.
Elle se présente sous la forme d'un long édifice de briques, le portail surmonté d'un clocher-mur, typique de l'architecture religieuse du sud-ouest de la France.

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  • Église des Cordeliers

 

 


Date de création : 09/01/2010 : 20:32
Dernière modification : 06/02/2010 : 08:34
Catégorie : Villes
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